Pour nous, à Launaguet, une grosse page s'est tournée mais rien n'est terminé !

La nouvelle AMAP légumes devrait commencer en mai et sera déplacée au jeudi soir. Je suis heureuse de laisser la place à une jeune femme qui sera en mesure de proposer des légumes de saison sur une plus longue partie de l’année (comme on le faisait au début, quand on étaient moins usés...)
Pour le moment le nombre de paniers est encore trop faible pour permettre à Pauline de rentabiliser ses déplacements et nous souhaitons de tout coeur que quelques consciences s'éveillent bien vite et que quelques personnes décident de rejoindre cette nouvelle aventure.

Il faut être bien conscient que l'absence d'amap légumes pénaliserait fortement les autres producteurs qui continuent pour le moment à nous livrer. Dans tous les groupes, l'amap légumes est la clé de voute et à terme les autres amap risquent de subir aussi la baisse du nombre d'adhérents. 

Flyer

Bien sûr chacun a ses propres raisons sûrement légitimes de ne pas renouveller son adhésion ou de ne pas franchir le pas, bien sûr l’amap est pleine de contraintes et peut parfois compliquer un peu les emplois du temps... Mais réfléchissons bien à ce que ce mode de consommation représente vraiment. Tout est question de choix de vie.
Au delà de l’accès à une nourriture saine, primordiale pour notre bonne santé et celle de nos enfants, l’amap nous ouvre les portes de solutions locales indispensables dans le chaos du monde actuel. On l’a vu depuis le 1er confinement... Les livraisons d’amap se sont organisées et n’ont jamais cessé. Un nombre inhabituel de demandes de renseignement a été reçu par l’ensemble des amap dans tout le pays. Les gens ont eu peur et spontanément ils ont cherché des « plans » pour se nourrir localement.
Ils ont peut-être réalisé que la nourriture qui traverse la planète pour arriver jusqu’à nous n’était pas durable et très en danger en cas de catastrophe sanitaire ou climatique.
Malheureusement, les supermarchés sont tout de même restés les grands gagnants de l’histoire car peu de personnes ont finalement franchit le pas de transformer leurs habitudes de consommation... c’est vrai que ce n’est sans doute pas si simple, il y a une vraie  prise de conscience à avoir et de vrais choix à faire, mais les enjeux sont de taille.

Au travers de notre soutien à un producteur en amap en agriculture biologique, c’est un modèle de société que nous défendons, c’est la sauvegarde de terres nourricières, c’est la protection de l’environnement, c'est la souveraineté alimentaire, c’est la préférence donnée à une économie locale, solidaire, éthique. Même si ce sont des métiers peu rémunérateurs, personne, dans nos petites fermes, n’est maltraité et exploité pour récolter des légumes à quelques euros de l’heure comme c’est le cas dans les grosses exploitations, et  même en bio... ces tomates bio industrielles que l’on trouve toute l’année dans les magasins cachent de véritables scandales..

Le béton et les exploitations industrielles et chimiques grignotent dangereusement les vraies terres nourricières.
Alors, quand un petit paysan s’occupe avec modestie et pugnacité d’un petit coin de biodiversité c’est un acte politique que de le soutenir !

Si au delà de notre honorable désir de bien se nourrir nous permettons à plein de grands et petits jardins de continuer à exister, alors, bien sûr ça ne suffira pas à changer le monde, mais au moins nous aurons fait notre part et nos enfants et petits enfants pourront nous remercier.
Dans le terrible contexte actuel, prenons soin d’eux, prenons soin de nous, prenons soin de la planète.


N’hésitez pas à parler autour de vous de cette merveilleuse solidarité amapienne et à convaincre quelques personnes encore hésitantes. Et ainsi, en mai, une jeune maraîchère pourra apporter ses beaux légumes et continuer à préserver un petit bout de terre de toute cette folie...

 

Quelle jolie surprise l'hommage d'Emilie dans le Petit Journal !
Très touchant 💚💙💜 

Le petit journal